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Bible amharique de Haïlé Sélassié

La Bible amharique officielle de l'Éthiopie impériale, commandée par l'empereur Haïlé Sélassié Ier et imprimée sous son patronage.

Fiche de recherche, sources indiquées. Évaluation proposée, pas encore confirmée. Les points marqués « à vérifier » ne sont pas encore confirmés par les sources.

En bref

La Bible amharique officielle de l’Éthiopie impériale, commandée par l’empereur Haïlé Sélassié Ier et imprimée sous son patronage. Elle remplace la Bible amharique d’Abu Rumi, en usage depuis 1840, et reste la base de la Bible orthodoxe en amharique de 1986, qui donne les 81 livres. Elle est encore la Bible amharique la plus lue dans l’Église orthodoxe.

Histoire

Faits documentés.

  • Premier essai (1935) : une révision est lancée sous le patronage de l’empereur ; l’invasion italienne de 1935-1936 l’interrompt. Le texte imprimé en Grande-Bretagne aurait été en grande partie détruit dans un incendie dû à un bombardement à Londres (selon la notice Wikipédia, qui appelle ce premier essai la traduction « Buxton », du missionnaire Alfred Buxton ; à vérifier).
  • Le comité : la préface dit que la Bible a été préparée par un Comité biblique réuni par l’empereur entre 1947 et 1952 (calendrier grégorien), qui jugeait nécessaire « une révision sur l’hébreu et le grec originaux » de la traduction existante. La composition du comité est à vérifier.
  • La date : Ullendorff donne 1960-1961 ; l’édition complète la plus citée est datée de 1962 (la préface est datée de 1955 du calendrier éthiopien, 31e année du règne, soit 1962 ; selon la notice Wikipédia, Ullendorff a lu ailleurs cette date comme 1955 grégorien). L’écart entre 1960-1961 et 1962 reste à éclaircir (à vérifier).
  • Contenu : les 66 livres du canon protestant ; cinq livres du canon étroit (Hénoch, Jubilés, 1, 2 et 3 Meqabyan) ont été publiés à part (selon la notice Wikipédia, à recouper).
  • Suite : en 1986, l’Église orthodoxe éthiopienne publie une Bible amharique de 81 livres (46 + 35). Le Nouveau Testament y reprend celui de 1962 avec quelques corrections ; l’Ancien Testament et les deutérocanoniques sont ceux de l’édition impériale.

Texte source et méthode

  • La préface annonce une révision sur l’hébreu et le grec. Une autre présentation parle d’une traduction « depuis le guèze ». Les deux ne s’excluent pas : le comité a pu partir de l’amharique existant et du guèze liturgique, en contrôlant sur les langues originales. La part réelle de chaque source reste à vérifier (Ullendorff ; études de la Société biblique d’Éthiopie).
  • Interprétation : pour l’Ancien Testament, l’appui sur le guèze rapproche cette Bible de la Septante ; un contrôle sur l’hébreu la rapproche du Texte massorétique. Elle se trouve donc entre les deux, ce qui explique les écarts avec les Bibles occidentales signalés par les lecteurs.

Passages témoins

PassageTraitement
Mt 24:34à vérifier
Ap 1:1à vérifier
1 Jn 5:7-8à vérifier (la tradition guèze n’a pas la Comma)
Mc 16:9-20à vérifier (la tradition guèze a la finale longue)
1 Tm 3:16à vérifier
Ap 22:19à vérifier

Notes, livres et doctrine

  • Pas de notes doctrinales connues.
  • Le choix de publier à part les deutérocanoniques, puis de donner les 81 livres en 1986, montre que l’édition de 1962 visait aussi un usage commun avec les protestants et la Société biblique (interprétation, à vérifier).

Financement

  • Documenté : patronage de l’empereur Haïlé Sélassié Ier (commande et impression).
  • Allégué : rien de connu.
  • Non démontré : une intervention politique sur le texte ; les sources ne montrent rien de tel. Le patronage impérial relève d’une tradition ancienne où le souverain protège l’Église.

Pourquoi cette note

Trois étoiles. Qualités : révision réfléchie, préparée par un comité, qui a modernisé la langue et annoncé un retour aux originaux ; base de la Bible de 81 livres de l’Église. Réserves : méthode et sources mal documentées (révision ou nouvelle traduction, part du guèze et des originaux), comité anonyme, commanditaire unique et politique (l’empereur). La note pourra monter quand la préface et les principes du comité auront été lus en entier.

Voir aussi

Sources

  • Mäṣḥafä Qəddus (Bible amharique), Addis-Abeba, 1962, préface (citée d’après la notice Wikipédia ; à lire dans l’original).
  • Edward Ullendorff, Ethiopia and the Bible, Oxford, British Academy, 1968, p. 62-63 (sur le passage d’Abu Rumi à la Bible de 1960-1961).
  • Bible orthodoxe éthiopienne en amharique, 81 livres, Addis-Abeba, 1986.
  • Wikipédia (anglais), « Bible translations into Amharic », consulté le 2026-10-27 (à recouper).