Ressources · Financiers et mécènes

Alwyn Ball Jr.

Courtier et promoteur immobilier new-yorkais (maison Southack & Ball), Alwyn Ball Jr. est, avec John T. Pirie, l'un des deux mécènes qui ont soutenu Cyrus Ingerson Scofield pendant la préparation de la Scofield Reference Bible.

Fiche de recherche, sources indiquées. Les points marqués « à vérifier » ne sont pas encore confirmés par les sources.

Cette fiche porte sur l’influence de Ball sur la transmission de la Bible, non sur la doctrine qu’il a soutenue.

En bref

Courtier et promoteur immobilier new-yorkais (maison Southack & Ball), Alwyn Ball Jr. est, avec John T. Pirie, l’un des deux mécènes qui ont soutenu Cyrus Ingerson Scofield pendant la préparation de la Scofield Reference Bible. Selon le récit tiré de Arno C. Gaebelein, c’est aussi sur ses encouragements que Scofield rencontre à Londres Henry Frowde, éditeur d’Oxford University Press : un fait important, puisque ce contact est au centre des soupçons qui visent Samuel Untermyer.

Provenance et confession

Les données personnelles sont minces. Find a Grave (d’après le Herald-News) le donne né en 1859 et mort en 1937, à 77 ans, dans sa maison d’East Orange (New Jersey) ; lieu de naissance et famille d’origine à vérifier. Selon David Dunlap, qui s’appuie sur Gaebelein, Ball, Pirie et Francis E. Fitch fréquentaient les assemblées des Frères de la région de New York ; cette appartenance est à vérifier dans une source primaire. Laïc, sans ordination ni formation théologique connue. Aucune appartenance documentée à une loge ou à un club (son nom n’apparaît pas dans les sources sur le Lotos Club).

Vie

Faits documentés. Associé de Frederick Southack dans une maison de courtage fondée vers 1882, il en devient seul propriétaire et président après la mort de Southack (1907) : « Fred’k Southack & Alwyn Ball Jr. », puis Southack & Ball. Il est l’un des promoteurs de l’Alwyn Court (180 West 58th Street, Manhattan, 1907-1909, architectes Harde & Short), immeuble de luxe qui porte son prénom, aujourd’hui monument classé de New York. Son fils Alwyn Ball III (1891-1944) travaille ensuite dans la maison.

Ce qu’il a financé

ŒuvreMontantDateSourceNiveau de preuve
Organisation et soutien de la conférence biblique de Sea Cliff (avec Pirie et Fitch)inconnu1901-1906Gaebelein (1943), repris par Dunlap ; History of Fundamentalism (SermonIndex)Documenté (sources secondaires concordantes)
Soutien de Scofield « pour lui donner le temps et les moyens » de la Bible de référenceinconnuvers 1902-1909Gaebelein, The History of the Scofield Reference Bible (1943) ; Rushing (2011) ; Check Your Fact (2025)Documenté (montant inconnu)
Mise en relation de Scofield avec Henry Frowde (Oxford University Press)sans objetvers 1902-1906 (à vérifier)Gaebelein (1943), d’après DunlapDocumenté par Gaebelein ; détail à recouper
Revue Our Hope de Gaebeleininconnuinconnueaucune source trouvéeÀ vérifier

Allégué : rien contre Ball lui-même. Son rôle est même ignoré par la thèse Untermyer, qui attribue à l’avocat sioniste l’introduction de Scofield chez Oxford.

Non démontré : que Ball ait été l’intermédiaire de qui que ce soit d’autre ; qu’il ait influencé le contenu des notes ; un lien financier avec Our Hope, souvent supposé à cause de sa proximité avec Gaebelein, n’a pas été trouvé.

Influence sur la Bible et la doctrine

Fait : Ball a soutenu Scofield et l’a orienté vers Frowde ; Oxford, qui imprimait la King James par privilège, publie la Bible en janvier 1909. Interprétation : si le récit de Gaebelein est exact, il offre une explication simple et documentée de l’accès de Scofield à Oxford (un mécène homme d’affaires, membre du même réseau évangélique), qui rend inutile l’hypothèse d’un parrainage par Untermyer, sans pour autant l’exclure formellement. Voir Enquête - Scofield et Darby.

Signaux d’alerte

Aucun signal documenté. Ball a agi ouvertement, dans un réseau de laïcs évangéliques connus, et Scofield l’a remercié. Le point qui mérite une enquête est la date et les circonstances de la rencontre avec Frowde, à vérifier dans Gaebelein et dans les archives d’Oxford University Press à New York.

Pourquoi cette note

Critères neutres. Texte : aucune action sur le texte. Honnêteté : rien de reproché. Indépendance : donateur privé, sans intérêt étranger à l’Église connu. Transparence : bonne ; son rôle est public. Son influence sur la transmission est indirecte : il a aidé à faire exister et à publier une Bible annotée très diffusée. La doctrine de ces notes n’entre pas dans sa note. 3/5.

Voir aussi

Sources

  • Arno C. Gaebelein, The History of the Scofield Reference Bible, New York, Our Hope, 1943.
  • Charles G. Trumbull, The Life Story of C. I. Scofield, Oxford University Press, 1920.
  • David Dunlap, « The Origins of the Scofield Reference Bible », plymouthbrethren.org (2020) ; Uplook, « Origins of the Scofield Bible », 1999.
  • D. Jean Rushing, mémoire de maîtrise sur Scofield, East Tennessee State University, 2011.
  • « Fact Check: Scofield Bible Not Funded By Rothschild Family », Check Your Fact, 12 mars 2025.
  • New York City Landmarks Preservation Commission, désignation de l’Alwyn Court (1966) ; Real Estate Record and Builders’ Guide (Columbia University).
  • Find a Grave, mémoriaux 257399984 (Alwyn Ball Jr.) et 34548537 (Alwyn Ball III).