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Hal Lindsey

Diplômé du Dallas Theological Seminary, Lindsey a fait du dispensationalisme un phénomène de masse avec The Late Great Planet Earth (1970), le livre de non-fiction le plus vendu aux États-Unis dans les années 1970.

Fiche de recherche, sources indiquées. Les points marqués « à vérifier » ne sont pas encore confirmés par les sources.

En bref

Diplômé du Dallas Theological Seminary, Lindsey a fait du dispensationalisme un phénomène de masse avec The Late Great Planet Earth (1970), le livre de non-fiction le plus vendu aux États-Unis dans les années 1970. Sa lecture de « cette génération » (Mt 24:34) comme la génération qui verrait la renaissance d’Israël en 1948 l’a conduit à suggérer une fin vers 1988, qui ne s’est pas produite.

Provenance et confession

Lindsey naît en 1929 à Houston (Texas) ; les sources consultées disent peu de chose de sa famille et de son milieu religieux d’origine (à vérifier). Anglophone, il fréquente l’université de Houston et sert dans la garde côtière pendant la guerre de Corée (selon The New York Times et Christianity Today, novembre 2024), travaille comme pilote de remorqueur sur le Mississippi, puis se convertit dans les années 1950 dans un milieu évangélique. Il obtient une maîtrise en théologie (Th.M.) au Dallas Theological Seminary en 1962, formation classique de ce séminaire (grec, hébreu, théologie systématique dispensationaliste). Il travaille ensuite pour Campus Crusade for Christ, puis fonde ses propres ministères. Son ordination n’est pas documentée dans les sources consultées. Aucune appartenance à une loge ou à un cercle n’est documentée.

Vie

Faits documentés. Né à Houston le 23 novembre 1929, ancien pilote de remorqueur sur le Mississippi, converti dans les années 1950, il obtient une maîtrise en théologie (Th.M.) à Dallas en 1962, élève de John Walvoord et Dwight Pentecost. Il travaille pour Campus Crusade for Christ auprès des étudiants de Californie, puis écrit avec Carole C. Carlson The Late Great Planet Earth (Zondervan, 1970). Le livre se serait vendu à quelque 35 millions d’exemplaires vers 1999 selon les nécrologies (les chiffres varient selon les sources) ; un film en est tiré à la fin des années 1970 (1977, 1978 ou 1979 selon les sources), narré par Orson Welles. Lindsey écrit ensuite une vingtaine de livres et anime des émissions de télévision (International Intelligence Briefing, puis le Hal Lindsey Report). Il meurt le 25 novembre 2024, à 95 ans.

Influence sur la Bible et la doctrine

  • Mt 24:34. Lindsey identifie le « figuier » (Mt 24:32) à Israël et la « génération » à celle qui voit sa renaissance en 1948. Avec une génération d’environ quarante ans, il laisse entendre que tout pourrait s’accomplir dans les quarante ans qui suivent 1948, soit vers 1988 (l’enlèvement venant sept ans avant) ; il ne fixe pas de date ferme, mais beaucoup de lecteurs l’ont compris ainsi. C’est la lecture de la note Scofield poussée jusqu’à la date. Les prétéristes lui opposent que Jésus s’adressait à ses auditeurs (voir Prétérisme) ; des dispensationalistes ont eux aussi critiqué ce calcul, que leur système n’exige pas.
  • The 1980’s: Countdown to Armageddon (1980) écrivait que la décennie pourrait très bien être la dernière de l’histoire telle que nous la connaissons (p. 8) ; ses critiques lui reprochent d’avoir ensuite repoussé les échéances dans ses livres suivants sans reconnaître l’erreur (reproche à documenter titre par titre).
  • Géopolitique. Il lit Ézéchiel 38-39 et l’Apocalypse à travers l’actualité : URSS (Gog), Communauté européenne (empire aux dix cornes), Chine (les rois de l’Orient), conflits du Moyen-Orient. Cette méthode, appliquer les prophéties aux journaux du jour, a nourri le Sionisme chrétien politique américain.
  • Traductions. Ses livres citent surtout la King James, la New American Standard et des paraphrases ; il n’a pas traduit.

Financement et réseaux

  • Documenté : son influence vient du succès commercial de ses livres (Zondervan, puis Bantam) et de ses émissions financées par les dons des téléspectateurs.
  • Allégué : certains auteurs présentent Lindsey comme un relais de la droite religieuse et des intérêts israéliens ; ses liens avec des responsables politiques et des voyages en Israël sont connus, mais aucun financement extérieur n’est démontré.
  • Non démontré : aucun lien financier avec les Rothschild, les Rockefeller ou un gouvernement.

Signaux d’alerte

  • 7. Pouvoir politique servi (allégué par Grace Halsell, Prophecy and Politics, 1986, et d’autres) : ses livres et conférences auraient servi la droite religieuse américaine et la politique israélienne, qui l’auraient courtisé. Ses voyages en Israël et ses liens avec des responsables politiques sont connus ; un soutien organisé ou un financement n’est pas démontré.

Aucun signal documenté. Rien de suspect au sens d’une infiltration : un auteur à succès, formé dans un séminaire reconnu, vivant de ses ventes. Le point à approfondir est l’allégation de Halsell sur ses liens politiques.

Pourquoi cette note

Critères neutres. Texte : il n’a ni traduit ni modifié la Bible. Honnêteté et transparence : il a présenté comme une forte probabilité prophétique un calendrier (1948 et une génération, puis « les années 1980 ») qui n’était pas dans le texte ; ses critiques ajoutent qu’il a ensuite repoussé les échéances sans reconnaître publiquement l’erreur (à documenter) ; c’est le reproche principal, indépendamment de son eschatologie. Indépendance : succès commercial, sans financement caché connu. La lecture dispensationaliste elle-même n’entre pas dans la note. 2/5.

Voir aussi

Sources

  • Hal Lindsey et Carole C. Carlson, The Late Great Planet Earth, 1970.
  • Hal Lindsey, The 1980’s: Countdown to Armageddon, 1980.
  • Paul Boyer, When Time Shall Be No More, 1992.
  • Nécrologies : Daniel G. Hummel, Christianity Today, 27 novembre 2024 ; David Stout, The New York Times, 30 novembre 2024.
  • Grace Halsell, Prophecy and Politics: Militant Evangelists on the Road to Nuclear War, 1986 (source d’allégations).