Ressources · D'où vient le texte

Greek New Testament (UBS)

The Greek New Testament des Sociétés bibliques unies est l'édition préparée pour les traducteurs.

Critère de la note : fiabilité comme base de traduction, c’est-à-dire largeur de la base manuscrite, transparence (un apparat qui montre les leçons écartées), stabilité du texte, indépendance du comité.

En bref

The Greek New Testament des Sociétés bibliques unies est l’édition préparée pour les traducteurs. Son texte est le même que celui du Nestle-Aland depuis UBS3 (1975) et NA26 (1979) ; ce qui change, c’est l’apparat : moins de variantes (environ 1 400 lieux), mais chacune donnée avec tous ses témoins et une lettre de A à D qui indique le degré de certitude du comité. Un volume compagnon, le Textual Commentary de Bruce Metzger, explique chaque décision.

Histoire

Faits documentés.

  • Le projet naît au milieu des années 1950 à l’American Bible Society, à l’initiative d’Eugene Nida, responsable des traductions, avec les sociétés bibliques d’Écosse, des Pays-Bas et de Wurtemberg.
  • 1966 : première édition, par un comité de cinq membres (Kurt Aland, Matthew Black, Bruce Metzger, Allen Wikgren, Arthur Vööbus au départ). Le jésuite Carlo Maria Martini rejoint le comité pour la deuxième édition (1968).
  • 1971 : A Textual Commentary on the Greek New Testament de Metzger (2e éd. 1994).
  • 1975 : UBS3, dont le texte devient celui du NA26 (1979) ; on parle depuis de « texte standard ».
  • 1993 : UBS4, apparat revu, notations de certitude réévaluées (davantage de A et de B).
  • 2014 : UBS5, qui reprend le texte du NA28 avec les changements de l’Editio Critica Maior dans les épîtres catholiques.

Fiabilité : arguments

Pour.

  • Les traducteurs voient, pour chaque passage qui compte, toutes les leçons et leurs témoins, avec le degré de certitude : un outil honnête qui dit où le comité hésite.
  • Le commentaire de Metzger rend les raisons publiques et discutables.
  • Il intègre les papyrus du XXe siècle.

Réserves.

  • Même texte que le Nestle-Aland, donc mêmes critiques : préférence pour le Codex Vaticanus, le Codex Sinaiticus et les papyrus égyptiens, texte très proche de celui de Westcott et Hort.
  • L’apparat est sélectif : beaucoup de variantes ne figurent pas, et les notations A-D ont été relevées d’une édition à l’autre sans nouveaux manuscrits, ce que des critiques (Kent Clarke notamment) ont relevé.
  • Texte décidé par un comité qui vote ; édition commandée par des sociétés bibliques qui sont aussi les éditrices des traductions.

Passages témoins (UBS4-5)

PassageTraitement
Mt 24:34« cette génération »
Ap 1:1 et 22:10en tachei ; « le temps est proche »
1 Jn 5:7-8Comma absente (dans l’apparat, notée {A})
Mc 16:9-20entre doubles crochets
Jn 7:53-8:11entre doubles crochets, à sa place
1 Tm 3:16« celui qui » (hos), noté {A}
Ap 22:19« arbre de vie »
Ac 8:37absent (dans l’apparat)

Financement

  • Documenté : American Bible Society, Sociétés bibliques unies, Deutsche Bibelgesellschaft ; l’Institut de Münster (INTF) pour la partie Nestle-Aland. Les rapports des sociétés bibliques sont publics.
  • Allégué : des auteurs affirment que le comité était dirigé par le Vatican, à cause de Martini, ou financé par de grandes fondations américaines. La présence de Martini est un fait public ; un financement de fondations privées pour l’édition n’est pas établi par les sources consultées.
  • Non démontré : une intervention extérieure sur des leçons précises.

Pourquoi cette note

Harmonisation (2026-10-27). Les éditions imprimées du Nouveau Testament grec sont maintenant notées avec une même règle : les éditions du Textus Receptus (Érasme, Stephanus, Bèze, Elzevir, Scrivener) ont 3/5, parce qu’elles reposent sur un petit nombre de manuscrits tardifs et gardent quelques leçons sans aucun manuscrit grec connu (Ap 22:16-21 retraduit du latin par Érasme, conjecture de Bèze en Ap 16:5) ; les éditions modernes à apparat complet, critiques ou byzantine (Nestle-Aland, UBS, SBLGNT, Tyndale House, Robinson-Pierpont), ont 4/5. Cette règle porte sur la base manuscrite et la transparence, pas sur le choix entre les deux familles de textes : Pierre reste libre de la changer.

Trois étoiles, comme le Nestle-Aland dont il partage le texte : une édition transparente et commode pour les traducteurs, qui montre ses doutes, mais dont le texte, choisi par un comité, met en doute des passages lus partout dans l’Église et change d’une édition à l’autre.

Voir aussi

Sources

  • Barbara Aland et al. (éd.), The Greek New Testament, 5e éd., Stuttgart, Deutsche Bibelgesellschaft, 2014 (introduction) ; 4e éd., 1993.
  • Kurt Aland, Matthew Black, Bruce M. Metzger, Allen Wikgren (éd.), The Greek New Testament, New York, American Bible Society et al., 1966 (préface).
  • Bruce M. Metzger, A Textual Commentary on the Greek New Testament, Londres et New York, UBS, 1971 ; 2e éd., Stuttgart, 1994.
  • Kent D. Clarke, Textual Optimism: A Critique of the United Bible Societies’ Greek New Testament, Sheffield Academic Press, 1997.
  • Kurt et Barbara Aland, The Text of the New Testament, 2e éd., Grand Rapids, Eerdmans, 1989.
  • Roger L. Omanson, A Textual Guide to the Greek New Testament, Stuttgart, Deutsche Bibelgesellschaft, 2006.
  • Deutsche Bibelgesellschaft, academic-bible.com (présentation de l’UBS5 et texte consultable en ligne).