Le texte
Traduction de Pierre Savignac, Révélation de Jésus-Christ (Les éditions VoxVeritas, 2026).
¹ Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui donna pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt ; et il la signifia, en *l’*envoyant par son ange, à son serviteur Jean, ² qui a témoigné de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus-Christ, de tout ce qu’il a vu. ³ Heureux celui qui lit et ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui y est écrit, car le temps est proche.
Les mots qui décident
- « Ce qui doit arriver » (ha dei genesthai) : la même tournure se trouve dans la version grecque de Daniel 2 (v. 28-29 et 45), où Daniel annonce au roi « ce qui arrivera dans la suite des temps » (Dn 2:28 LSG) et « ce qui doit arriver après cela » (Dn 2:45 LSG). Le grec de Dn 2:28 porte « dans les derniers jours » (ep’ eschatōn tōn hēmerōn) là où Ap 1:1 porte en tachei. G. K. Beale (The Book of Revelation, NIGTC, Eerdmans, 1999, sur Ap 1:1) tient que l’allusion est voulue : ce que Daniel attendait pour la fin lointaine, Jean l’attend « bientôt », dans sa propre génération, si cela n’a pas déjà commencé. Beale en tire une lecture « inaugurée » (accomplissement commencé, non achevé), non prétériste.
- « Bientôt » (en tachei, de tachos, « vitesse ») : Thayer : quickly, shortly en Ac 12:7, 22:18, Rm 16:20 ; speedily, soon (allemand in Bälde) en Lc 18:8, 1 Tm 3:14, Ap 1:1 et 22:6. Gentry cite BAGD (p. 993) : « soon, in a short time » pour Ap 1:1 et 22:6. Strong : « un bref espace de temps », avec en : « en hâte ». La locution a huit emplois dans le Nouveau Testament ; la LSG les rend ainsi :
- Lc 18:8 : « il leur fera promptement justice » ;
- Ac 12:7 : « Lève-toi promptement! » ;
- Ac 22:18 : « sors promptement de Jérusalem » ;
- Ac 25:4 : « lui-même devait partir sous peu » ;
- Rm 16:20 : « Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds » ;
- 1 Tm 3:14 : « avec l’espérance d’aller bientôt vers toi ». Le débat : le mot dit-il quand (bientôt, sous peu) ou comment (vite, soudainement, une fois commencé) ? Les deux sens existent ; Ac 25:4 et 1 Tm 3:14 sont clairement temporels, Ac 12:7 surtout de manière.
- Tachu (dans la formule erchomai tachu) : adverbe voisin (Thayer : quickly, speedily, without delay), en Ap 2:16, 3:11, 22:7, 12, 20.
- « Le temps est proche » (ho gar kairos engus) : kairos, « temps fixé, moment voulu » (Thayer : a fixed and definite time) ; engus, « près », dans l’espace ou dans le temps (Strong ; Thayer). La même phrase revient en Ap 22:10. Mêmes mots dans la bouche de Jésus, la veille de sa mort : « Mon temps est proche » (Mt 26:18, ho kairos mou engus estin). Mais Lc 21:8 met « le temps approche » dans la bouche des séducteurs. Ailleurs : « Le Seigneur est proche » (Ph 4:5) ; « l’avènement du Seigneur est proche… voici, le juge est à la porte » (Jc 5:8-9) ; « La fin de toutes choses est proche » (1 P 4:7) ; « le jour approche » (Rm 13:12). Le sens de ces derniers textes est lui-même discuté entre écoles (voir Matthieu 24.34).
- Sceller ou ne pas sceller : Daniel reçoit l’ordre de garder secret parce que l’accomplissement est loin : « tiens secrète cette vision, car elle se rapporte à des temps éloignés » (Dn 8:26) ; « scelle le livre jusqu’au temps de la fin » (Dn 12:4 ; cf. 12:9). Jean reçoit l’ordre inverse en Ap 22:10 : ne pas sceller, avec le même motif que 1:3 (ho kairos engus, « le temps est proche »). Pour les prétéristes, le contraste est délibéré : ce qui était loin pour Daniel est proche pour Jean.
Contexte
- Le prologue (1:1-3) et l’épilogue (22:6-21) se répondent en grec : ha dei genesthai en tachei (1:1 ; 22:6), la béatitude de celui qui garde les paroles (1:3 ; 22:7), ho kairos engus (1:3 ; 22:10), erchomai tachu (22:7, 12, 20). Cet encadrement est le cœur de l’argument prétériste : la proximité porte sur le contenu du livre entier.
- Les destinataires sont sept Églises réelles d’Asie (1:4, 11 ; ch. 2-3), à qui des promesses et menaces précises sont faites ; Ap 1:7 (sa venue avec les nuées) est considéré par Gentry, Chilton et Thomas comme le verset thème du livre, mais ils ne s’accordent pas sur sa portée (venue en jugement sur Jérusalem ou seconde venue).
- Ap 1:19 (ce qui doit arriver ensuite, avec le verbe mellō) est aussi discuté ; voir plus bas le désaccord entre DeMar et Gentry.
- Pour la portée de ce débat sur Daniel, voir Daniel 9.24-27.
Lecture prétériste partielle
- Kenneth L. Gentry (Before Jerusalem Fell, 1989, p. 133-145 selon les renvois de R. L. Thomas ; série de blogue « What do Revelation 1:1 and 1:3 mean? » et « The True Meaning of Rev 1:1 and 1:3 », 2020) : « bientôt » et « proche » ont leur sens ordinaire et visent des événements proches des premiers lecteurs : la persécution néronienne, le jugement de Jérusalem en 70 et les troubles de l’empire. Il rejette deux échappatoires : la « rapidité » des événements une fois commencés (Walvoord, Ryrie), qui n’encourage en rien une Église qui doit attendre des siècles ; et le « temps de Dieu » (Thomas, Leon Morris, avec 2 P 3:8), parce que Jean ne fait pas la remarque de Pierre et donne des consignes historiques à des gens qui souffrent. Il s’appuie sur F. D. Mazzaferri pour le sens d’imminence de tachos.
- David Chilton (The Days of Vengeance, 1987) : l’Apocalypse annonce ce qui « doit arriver bientôt », la chute de la Jérusalem infidèle.
- Gary DeMar, Hank Hanegraaff, Dan L. Trotter, R. C. Sproul : même lecture des indications de temps. Hanegraaff (The Apocalypse Code, 2007) reproche aux dispensationalistes de se dire littéralistes sans prendre « proche » et « bientôt » à la lettre ; Trotter rapproche en tachei d’Ac 12:7 et Rm 16:20.
- Steve Gregg (Revelation: Four Views, 1997) expose les quatre lectures côte à côte ; il tient lui-même que les termes de proximité visent le premier siècle (selon Geisler).
- Ce qu’ils gardent pour l’avenir : pour Gentry, la plus grande partie du livre est accomplie en 70, mais le retour corporel, la résurrection et le jugement dernier (fin d’Ap 20) restent à venir ; le millénium est l’âge présent.
Lecture prétériste complète
- J. Stuart Russell (The Parousia, Londres, 1878, p. 367-370) : la proximité est affirmée « au début, au milieu et à la fin » du livre ; Ap 22:6 « couvre tout le champ de l’Apocalypse » et établit que tout devait arriver presque immédiatement ; traiter le livre comme une histoire de l’Église jusqu’à la fin des temps est une « erreur fatale ». Mais, fait souvent oublié, Russell admet une exception (p. 513-514, 522) : le millénium dépasse forcément le « bientôt », et le déliement de Satan et ce qui suit (Ap 20:7-10) restent pour lui à venir et non accomplis ; il cite à l’appui Moses Stuart, et en face Henry Alford, pour qui un livre qui contient mille ans ne peut se limiter à un bref délai.
- Moses Stuart (A Commentary on the Apocalypse, 1845) : selon la citation qu’en donne Russell, la partie du livre qui vise un temps lointain est si petite, et la partie vite accomplie si grande, que le « bientôt » ne pose pas de difficulté raisonnable.
- Don K. Preston, Ed Stevens, Kurt Simmons, Max R. King : la proximité vaut pour tout le livre, résurrection et jugement compris ; tous datent l’Apocalypse avant 70. Ils divergent sur Ap 20 : pour King, le millénium est la période de transition de 30 à 70 ; Simmons y voit deux millénaires distincts.
- Critique interne contre les partiels : si 1:1-3 impose un accomplissement proche, 22:6-7, 10, 12, 20, qui ferment le livre après Ap 20-22, l’imposent aussi ; le prétérisme partiel serait donc incohérent. Daniel E. Harden, dans un texte de 1999 publié sur le site de la Berean Bible Church de David B. Curtis, reproche ainsi à Gentry d’être incohérent dans l’usage des indications de temps ; en 2025, DeMar lui reproche d’avoir changé son argument sur mellō en Ap 1:19 pour éviter cette conclusion ; Gentry reconnaît avoir corrigé des arguments, pas sa théologie. La réponse partielle habituelle (sur des forums réformés, à confirmer chez Gentry) : les « mille ans » sont eux-mêmes une indication de temps qui dépasse le « bientôt », comme l’admettait déjà Russell.
Autres lectures
- Futuriste (dispensationaliste) :
- John F. Walvoord (The Revelation of Jesus Christ, Moody, 1966 ; éd. revue Revelation, 2011) : ce que Daniel plaçait « dans les derniers jours » (Dn 2:28) est dit ici en tachei, « quickly or suddenly coming to pass » : non que l’événement arrive bientôt, mais qu’il sera soudain quand il arrivera ; il renvoie à Lc 18:8, Ac 12:7 et Rm 16:20.
- Robert L. Thomas (Revelation 1–7: An Exegetical Commentary, Moody, 1992 ; « Theonomy and the Dating of Revelation », The Master’s Seminary Journal 5/2, 1994, p. 185-202 ; « The Doctrine of Imminence in Two Recent Eschatological Systems », Bibliotheca Sacra 157, 2000) : en tachei exprime l’imminence : le retour peut arriver à tout moment, ce qui ne fixe pas de délai. Contre Gentry (MSJ, p. 196-197) : la « venue » de Gentry pour l’Église (la persécution de 64-68) précède sa propre date de rédaction (65 ou début 66), donc elle n’était pas imminente ; et personne ne connaît le jour ni l’heure (Mt 24:42, 44 ; 25:13 ; Mc 13:32). L’Apocalypse compte le temps « relativement à la perception divine », ici et en 22:10 (2 P 3:8). Si « bientôt » veut dire « déjà », « dans deux ans » et « dans quatre ans » selon les cas, comme chez Gentry, c’est que le mot est élastique. Le verset thème (1:7) vise la seconde venue.
- Thomas Ice (« The Date of the Book of Revelation », pre-trib.org) : le prétérisme dépend d’une rédaction en 65-66 au plus tard ; le futurisme, lui, ne dépend pas de la date. Il s’appuie sur Irénée. Dans sa série « Has Bible Prophecy Already Been Fulfilled? » (section « “Quickly”: How or When? »), il admet que la famille de tachos peut marquer le moment (« bientôt ») ou la manière, et retient la manière pour l’Apocalypse : « rapidement » ou « soudainement », des indicateurs « qualitatifs » qui disent comment le Christ reviendra, non quand.
- Mark L. Hitchcock (thèse de doctorat, Dallas Theological Seminary, 2005, sur la date domitienne ; série « Preterism and the Date of the Book of Revelation », Bibliotheca Sacra 163, 2006, dont « A Critique of the Preterist View of “Soon” and “Near” in Revelation », n° 652, p. 467 s.) : la lecture prétériste « dépend d’une date de composition antérieure au printemps 67 » ; il défend une rédaction vers 95. Il a débattu de la date avec Hanegraaff en 2007.
- Historiciste : le livre trace l’histoire de l’Église de Jean à la fin ; « bientôt » marque le début de l’accomplissement, qui s’étend sur des siècles. Russell la rejette expressément (p. 367). Exposé détaillé à prendre chez un historiciste nommé (par exemple E. B. Elliott, Horae Apocalypticae, 1844), non consulté ici.
- Idéaliste ou « inaugurée » : Beale (NIGTC, 1999) : les derniers jours de Daniel sont inaugurés par la mort et la résurrection du Christ ; « bientôt » signifie que l’accomplissement commence dès la génération de Jean, sans s’y achever.
Objections et réponses
- Objection : en tachei veut dire « rapidement, soudainement », non « bientôt » (Walvoord).
- Réponse prétériste : les lexiques donnent « soon, in a short time » pour Ap 1:1 et 22:6 (BAGD, cité par Gentry ; Thayer) ; Ac 25:4 et 1 Tm 3:14 sont temporels ; et « le temps est proche » (1:3), qui n’a pas ce double sens, fixe le sens du v. 1 (Gentry, 2020).
- Objection : « bientôt » se mesure au temps de Dieu, pour qui mille ans sont comme un jour (Thomas ; Leon Morris ; 2 P 3:8).
- Réponse prétériste : Jean ne fait pas cette remarque ; il écrit à des gens précis qui souffrent et leur dit que le temps est proche (Gentry, 2020) ; on ajoute couramment que Dieu fait dire « temps éloignés » à Daniel pour des événements distants d’environ quatre siècles (Dn 8:26), ce qui montrerait qu’il parle à la mesure des hommes (argument présenté ici sans auteur : aucun prétériste qui le formule ainsi n’a été retrouvé). Le contraste entre le sceau de Daniel et Ap 22:10 (« ne scelle point… car le temps est proche ») est relevé aussi hors du prétérisme : pour Albert Barnes, les prophéties de Daniel « related to far-distant times », celles de Jean allaient commencer (note sur Ap 22:10).
- Objection : le prétérisme exige une date avant 70, or Irénée place la vision à la fin du règne de Domitien (Ice ; Hitchcock).
- Réponse prétériste : la phrase d’Irénée est ambiguë : le sujet de « fut vu » (heōrathē) peut être la vision ou Jean lui-même, que l’on aurait encore vu sous Domitien (Gentry, Before Jerusalem Fell, avec Wettstein) ; Irénée se trompe ailleurs (il donne à Jésus plus de quarante ans à la fin de son ministère, Contre les hérésies II, 22, 5-6) ; les indices internes (Ap 11:1-2, temple encore debout ; Ap 17:9-10, sixième roi régnant ; 13:18, 666 = « Néron César » en lettres hébraïques) pèsent davantage (Gentry). Critique de ces réponses : la plupart des spécialistes lisent bien la vision comme sujet (Gentry lui-même le reconnaît, p. 47, selon un critique) ; Thomas (MSJ, 1994) juge faible son exégèse de 17:9-11 et 11:1-2.
- Objection : si tout est « bientôt », Ap 20 aussi (prétéristes complets contre partiels ; voir plus haut).
- Réponse partielle : les mille ans débordent par définition le « bientôt » (déjà Russell, p. 513-514).
- Objection : le tachu de 22:7, 12 et 20 était une promesse d’imminence, pas une date (Thomas, 1994).
- Réponse prétériste : une imminence qui dure deux mille ans ne veut plus rien dire pour les premiers lecteurs (Gentry ; Russell).
Ce que montrent les sources
- Irénée, Contre les hérésies V, 30, 3 (vers 180) : à propos du nom de l’Antichrist, il dit que, s’il avait fallu le proclamer, « celui qui a vu l’Apocalypse » l’aurait fait, car « cela fut vu il n’y a pas très longtemps, presque de notre génération, vers la fin du règne de Domitien ». Le grec est conservé par Eusèbe, Histoire ecclésiastique III, 18, 3 et V, 8, 6. Ce que cela montre : un témoin de la fin du IIe siècle, qui dit avoir connu Polycarpe, lui-même disciple de Jean (Eusèbe V, 20, 6), situe quelque chose (la vision, ou Jean) sous Domitien. Ce que cela ne montre pas, à soi seul : le sujet grammatical du verbe, qui reste discuté. Dans le même chapitre (V, 30, 1), Irénée connaît la variante 616 du nombre de la bête ; il la juge fautive.
- Eusèbe, Histoire ecclésiastique III, 18, 1 : « On dit » (logos echei) que Jean fut relégué à Patmos dans la persécution de Domitien ; III, 20, 8-9 : retour d’exil sous Nerva ; III, 23, 6 : Clément d’Alexandrie (Quel riche sera sauvé ? 42) dit que Jean revint de Patmos à Éphèse « après la mort du tyran », sans nommer ce tyran. Eusèbe identifie le tyran à Domitien ; certains prétéristes (et G. Rojas-Flores, Biblica 85, 2004) jugent que Clément peut viser Néron.
- Épiphane, Panarion 51, 12 et 33 (fin du IVe siècle) place l’exil et la prophétie sous Claude ; certains y voient Néron, qui portait le nom de Claude. Le titre de la version syriaque de l’Apocalypse, tel que le rapporte Isaac Newton (Observations upon the Apocalypse of St. John, 1733, IIe partie, ch. 1), dit que la révélation fut faite à Jean « dans l’île de Patmos, où il fut banni par Néron César » ; Newton n’indique ni le manuscrit ni l’édition. Cette version de l’Apocalypse a été éditée pour la première fois par Louis de Dieu (Leyde, Elzevier, 1627), d’après un manuscrit légué par Scaliger ; le titre n’a pas été contrôlé ici dans cette édition ni dans un manuscrit. Témoins plus tardifs et moins sûrs qu’Irénée.
- Tacite, Annales XIV, 27 : en 60, Laodicée, ruinée par un tremblement de terre, se relève par ses propres ressources, sans aide de Rome. Les partisans de la date tardive y rattachent la richesse de l’Église de Laodicée en Ap 3:17, qui supposerait un relèvement déjà ancien ; Gentry répond (« Is Laodicea a Problem for Revelation’s Date? », 2015) que les « richesses » d’Ap 3:17 peuvent être spirituelles (avec Trench et Mounce), que Tacite montre justement un relèvement rapide et sans aide, que la reconstruction suivait aussitôt dans cette région de séismes fréquents (Hort), ce qui laisse quatre ans environ jusqu’à une rédaction vers 65-66, et que le séisme a pu épargner l’Église. Le texte montre la richesse de Laodicée, pas la date de l’Apocalypse.
- Polycarpe, Aux Philippiens 11, 3 : les chrétiens de Smyrne ne connaissaient pas encore le Seigneur quand Paul écrivait aux Philippiens ; argument de la date tardive pour l’Église de Smyrne d’Ap 2:8-11 (portée discutée).
- Josèphe, Guerre des Juifs VI, 6, 1 (§ 316) et les autres textes de la guerre de 66-70 : voir Destruction de Jérusalem (70) et Daniel 9.24-27.
- État de la recherche : la date sous Domitien (vers 95) est majoritaire aujourd’hui ; la date sous Néron dominait chez de grands exégètes du XIXe siècle et au début du XXe (Wikipédia, « Before Jerusalem Fell ») ; J. A. T. Robinson, Redating the New Testament (1976), a défendu une rédaction de tout le Nouveau Testament avant 70.
À vérifier
- Les pages exactes de Before Jerusalem Fell sur Ap 1:1-3 (133-145 d’après Thomas) et sur Irénée (p. 47 et suivantes), dans l’édition utilisée.
- Réglé le 2026-10-28 : l’explication de Thomas Ice sur en tachei (manière, non moment), d’après sa série « Has Bible Prophecy Already Been Fulfilled? ».
- Un auteur prétériste qui oppose « temps éloignés » (Dn 8:26) à « bientôt » (Ap 1:1-3) ; non trouvé.
- Le titre syriaque mentionnant Néron dans l’édition de Louis de Dieu (1627) ou dans un catalogue de manuscrits.
- Le contenu de l’article de Hitchcock sur « soon » et « near » (BSac 163:652), au-delà de l’introduction, et le titre exact de sa thèse.
- Le texte de Beale (NIGTC, p. 137 et 153 selon des sources secondaires) et celui de Walvoord (pages de l’éd. 1966).
- La date retenue par Robinson pour l’Apocalypse (vers 68 ?) et le chapitre.
- La forme grecque exacte de Dn 2:28-29, 45 dans la Septante ancienne et chez Théodotion.
- Le passage de Victorin de Pettau et de Jérôme (De viris illustribus 9) sur Domitien.
- La réponse de Gentry lui-même à l’argument « si tout est bientôt, Ap 20 aussi ».
- Les positions de Preston et Stevens sur Ap 22:6-20 dans leurs propres écrits (ici d’après leurs fiches).
Voir aussi
- Daniel 9.24-27
- Matthieu 24.34
- Matthieu 16.27-28
- Destruction de Jérusalem (70)
- Prétérisme partiel
- Prétérisme complet
- Kenneth L. Gentry · J. Stuart Russell · Moses Stuart · Milton S. Terry · David Chilton · Don K. Preston · Thomas Ice · Hank Hanegraaff · Steve Gregg
Sources
-
Texte biblique contrôlé le 2026-10-28 sur Wikisource, Bible Segond 1910 (transcription de l’édition imprimée), https://fr.wikisource.org/wiki/Bible_Segond_1910 ; les textes de BibleGateway (LSG) ci-dessous ont plusieurs coquilles (1 Th 4:17, 2 Tm 2:18, Lc 21:24, ponctuation de Dn 9:25).
-
Pierre Savignac, Révélation de Jésus-Christ, Les éditions VoxVeritas, 2026 (Ap 1:1-3).
-
Louis Segond 1910, BibleGateway (LSG) : Dn 2:28-29, 2:45, 8:26, 12:4, 12:9 ; Lc 18:8, 21:8 ; Ac 12:7, 22:18, 25:4 ; Rm 13:11-12, 16:20 ; 1 Tm 3:14 ; Mt 26:18 ; Ph 4:5 ; Jc 5:8-9 ; 1 P 4:7 ; https://www.biblegateway.com/passage/?search=Daniel+8:26&version=LSG
-
Thayer et Strong, tachos, tachu, engus, kairos, via Bible Hub : https://biblehub.com/greek/5034.htm ; https://biblehub.com/greek/5035.htm ; https://biblehub.com/greek/1451.htm ; https://biblehub.com/greek/2540.htm
-
K. L. Gentry, « What do Revelation 1:1 and 1:3 mean? (3) », 7 août 2020 : https://www.goodreads.com/author_blog_posts/20196849-what-do-revelation-1-1-and-1-3-mean-3 ; « The True Meaning of Rev 1:1 and 1:3 (1) », 18 août 2020 : https://postmillennialworldview.com/2020/08/18/the-true-meaning-of-rev-11-and-13-1/
-
Wikipedia, « Before Jerusalem Fell » : https://en.wikipedia.org/wiki/Before_Jerusalem_Fell
-
R. L. Thomas, « Theonomy and the Dating of Revelation », TMSJ 5/2 (1994), p. 185-202 : https://tms.edu/wp-content/uploads/2021/09/tmsj5i.pdf ; « The Doctrine of Imminence in Two Recent Eschatological Systems », BSac 157:628 : https://www.galaxie.com/article/bsac157-628-06
-
J. F. Walvoord, Revelation (éd. revue, Moody), extrait sur Ap 1:1 : https://valsec.barnesandnoble.com/w/revelation/john-walvoord/1027694085
-
M. L. Hitchcock, « A Critique of the Preterist View of “Soon” and “Near” in Revelation », BSac 163:652 (2006) : https://www.galaxie.com/article/bsac163-652-06 ; thèse (présentation) : https://pre-trib.org/item/14-debate-on-the-date-of-the-book-of-revelation ; débat avec Hanegraaff : https://www.jashow.org/resources/the-great-debate-on-revelation/
-
Thomas Ice, « The Date of the Book of Revelation » : https://www.pre-trib.org/tom-s-perspectives/message/the-date-of-the-book-of-revelation
-
Thomas Ice, « Has Bible Prophecy Already Been Fulfilled? » (section « “Quickly”: How or When? »), reprise en ligne : https://www.ldolphin.org/preterism-ice.html ; partie de la série publiée en revue sur l’Apocalypse, « Part II: The Book of Revelation », Conservative Theological Journal 4/13 (2000), non lue : https://www.galaxie.com/article/ctj04-13-04
-
Albert Barnes, Notes on the New Testament, Ap 22:10, CCEL : https://ccel.org/ccel/barnes/ntnotes/ntnotes.xxx.xxii.x.html
-
Isaac Newton, Observations upon the Prophecies of Daniel, and the Apocalypse of St. John (1733), IIe partie, ch. 1, Newton Project : https://newtonproject.ox.ac.uk/view/texts/normalized/THEM00209
-
Louis de Dieu, Apocalypsis Sancti Johannis (Leyde, 1627), notice : https://bibliasacra.nl/edition/1627.Rev.poly.BE.a
-
Tacite, Annales XIV, 27, texte latin, Perseus : https://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus:text:1999.02.0077:book=14:chapter=27
-
K. L. Gentry, « Is Laodicea a Problem for Revelation’s Date? », 25 février 2015 : https://postmillennialworldview.com/2015/02/25/is-laodicea-a-problem-for-revelations-date/
-
Beale et Dn 2:28 (résumé et citations) : https://exegesisandtheology.com/2020/07/18/revelation-11-the-things-that-must-soon-take-place/
-
J. Stuart Russell, The Parousia, Londres, 1878, p. 367-370, 513-514, 522 : https://archive.org/details/parousiaacritic00russgoog
-
Irénée, Contre les hérésies V, 30 : https://www.newadvent.org/fathers/0103530.htm
-
Irénée, Contre les hérésies II, 22, 5-6 (âge de Jésus) : https://www.newadvent.org/fathers/0103222.htm ; voir aussi Date de l’Apocalypse
-
Eusèbe, Histoire ecclésiastique III (18, 20, 23) : https://www.newadvent.org/fathers/250103.htm ; V (8, 20) : https://www.newadvent.org/fathers/250105.htm
-
G. Rojas-Flores, « The Book of Revelation and the First Years of Nero’s Reign », Biblica 85 (2004), p. 375-392 : https://www.bsw.org/biblica/vol-85-2004/the-book-of-revelation-and-the-first-years-of-nero-s-reign/181/article-p377.html
-
D. E. Harden (1999), réponse à Gentry, site de la Berean Bible Church : https://www.bereanbiblechurch.org/transcripts/eschatology/heretic.htm ; K. L. Gentry, « DeMar’s Critique of Gentry », 2025 : https://postmillennialworldview.com/2025/07/04/demars-critique-of-gentry/
-
Débat partiels / complets sur Ap 22:6 (forum, à titre d’illustration) : https://puritanboard.com/threads/question-for-partial-preterists.19025/post-240222
-
J. A. T. Robinson, Redating the New Testament (notice) : https://www.goodreads.com/book/show/591457